Musique dans la clandestinité
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La vie musicale sous Vichy Sous la direction de Myriam Chimènes Editions Complexe (2001) Collection : Histoire Culturelle ISBN : 978-2-87027-864-2 |
Composer sous Vichy Yannick Simon Éditions Symétrie (Lyon, 2009) Collection : Perpetuum Mobile Publié avec le concours de la SACEM (Bourse des Muses) ISBN : 978-2-91437-357-9 |
La Vie intellectuelle et artistique à Marseille à l'époque de Vichy et sous l'Occupation 1940-1944 Jean-Michel Guiraud Editions CRDP; ISBN : 2-86614-159-2 Jeanne Laffitte; ISBN : 2-86276-340-3 |
Nous, maréchal de France, chef de l'État français, décrétons :
Loi du 3 Octobre 1940
Art.2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats
énumérés ci-après sont interdits aux Juifs :
6° Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises
bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité
publique,
postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.
Loi du 6 juin 1942
Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des
représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou
dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux
ou y participer...
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1943 LE SOLEIL A TOUJOURS RAISON Pierre Billon Jacques Prévert (Pseudonyme de Jean Marion et de Georges Mouqué) |
1943 ADIEU LEONARD Pierre Prévert Jacques Prévert (Pseudonyme de Georges Mouqué) |
1943 UNE FEMME DANS LA NUIT Edmond T. Gréville Jacques Prévert (N'apparaît pas au générique) |
1945 LES ENFANTS DU PARADIS 1- Le Boulevard du Crime 2- L'Homme Blanc Marcel Carné Jacques Prévert Séquence du mime, pantomime de Baptiste (Pseudonyme de Maurice Thiriet ou Georges Mouqué selon les auteurs) |
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Musiques de Films composées pendant l'occupation alors qu' il vivait dans la clandestinité Voir Maurice Thiriet pour "Les Visiteurs du soir" et "Les enfants du Paradis" dont Kosma et Thiriet se sont disputés la paternité. “Le magot de la chanson” de Patrick Bonazza dans “Le Point”, 10/01/2003 « Kosma compose, comme d’habitude, une mélodie au piano,
pour "Le tendre et dangereux visage de l’amour" et "Démons et merveilles". Les
partitions apportées par Carné sont travaillées par Maurice Thiriet qui fait
les orchestrations, les arrangements, et qui compose lui-même «C'est aussi l'époque où se situe l'affaire des musiques incluses dans Les Enfants du paradis et Les Visiteurs du soir, que Kosma a écrites dans la clandestinité sous le nom d'un autre. Voilà que son prête-nom, Maurice Thiriet, cherche à s'en attribuer la paternité, à peine la guerre terminée. Malgré le témoignage apporté par la SUISA (la Société suisse des auteurs et éditeurs) où Kosma avait déposé ses manuscrits en 1943, la SACEM lui étant interdite, l'affaire va durer au moins jusqu'en 1952, date à laquelle Kosma s'adresse à un avocat. "Michel Cullin, Primavera Driessen Gruber, Douce France ? Musik-Exil in Frankreich, Musiciens en exil en France, 1933-1945, Böhlau Verlag, Wien, 2008" (en français, pp. 425-438) |
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Le Soleil a Toujours Raison Tu Étais la Plus Belle Incomparable Tino Rossi Histoires d'Amour Forlane 19110 |
Le soleil a toujours raison : Soleil Tino Rossi Adieu Léonard : Chanson des petits métiers Charles Trenet Les Chansons Du Cinéma Marianne Mélodie 05 1776 |
Les Enfants du Paradis Auvidis Naive K1601 |
Les Enfants du Paradis EMI Classique CDC 7 54764 2 |
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Baptiste, Suite d'Orchestre "Pantomime en 6 Tableaux" pour "Les Enfants du Paradis (1943) Argument de Jacques Prévert |
Joseph Kosma (40 ans) Itinéraire d'un Génie Milan 32990 399294 2 1 "Les Visiteurs du soir" |
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| Orchestre
du Théâtre National de l'Opéra Dir: Serge Baudo Vega T35 A 2501 (Disque pressé spécialement pour les services de presse et de radio) LP 33 T. 1/3 [25cm] |
Orchestre du Capitole de Toulouse Michel Plasson Cinéma : Les Plus Belles Musiques Classiques Emi (5 CDs) Digipack 50999 026163 2 2 (Édition limitée) Coffret 50999 027803 2 0 2011 |
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| Jacques Prévert : Anthologie Poètes et Chansons 986022 |
Chants du ghetto pour piano (1932) Danse des automates pour piano (1942) L'Hymne à la Résistance * Decca 460 050-2 François Le Roux (baryton) * Jeff Cohen (piano) |
La grande nuit (Ravensbrück) Il faudra que je me souvienne Ravensbrück Poèmes inédits et textes de Micheline Maurel Musique originale de Joseph Kosma LP Barclay 88001 Alvarés C 496 Le Chant du Monde Emmanuèle Riva, Catherine Sellers, Silvia Monfort et Jany Sylvaire, récitantes |
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Norbert Glanzberg 12 octobre à Rohatyn, Galicie, Pologne 25 Février 2001, Neuilly-sur-Seine (Caché en 1942 au Château de Montredon près de Marseille par la Comtesse Lily Pastré, puis en 1943 dans la maison du poète René Laporte à Antibes. Dénoncé, il est emprisonné à Nice et sauvé de le déportation par Marie Bell) |
Astrid Freyeisen Chansons pour Piaf Norbert Glanzberg, toute une vie 1910-2001 Françoise Saint-Onge (Traductrice) MJR Éditions,Genève, 2006 ISBN : 2-88321-042-X |
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Suite Yiddish, 1985
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In Memoriam for voice and piano
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Holocaust Lieder
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| Suite Yiddish pour 2 pianos | |||
| A Yiddish Touch In Paris Noel Lee / Jeff Cohen Arion 68454 |
Duo Desmoulin Hélène et Marie Desmoulin Salabert SCD 9602 |
Caroline Sageman,
Pascal Amoyel VHS Synapse Productions |
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Suite Yiddish (Orchestration Frédéric Chaslin) Holocaust Songs (Orchestration Daniel Klajner) Roman Trekel (baryton) Orchestre Symphonique de Mulhouse Daniel Klajner MD+G 9011588 (SACD) |
Suite Yiddish Irit Rub-Levy / Daniel Gortler, pianos Holocaust Songs Mira Zakai, alto Menachem Wiesenberg, piano BTR 9601 (CD & MC) |
Ein Koffer spricht | |
| Bamberger Chanson Tage Gisela May Audare CAB-260 |
Die May Gisela May Bear Family Records BCD 16064 IL 8-CD / 1-DVD-Box (LP-Format) EAN: 4000127160645 ISBN: 3-89916-155-6 |
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| Chansons composées dans la clandestinité pendant l'occupation | |||
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![]() Music Memoria Lys Gauty |
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Sans y penser, valse chantée sur des paroles de J.M. Huard et G. Groëner, Publications Francis-Day, 1938 |
Ne voyez-vous pas (1940) |
Le bonheur est entré dans mon coeur, valse chantée sur des paroles de Michel Vaucaire et Gaston Groëner, composée pour le film "La Goualeuse" de Fernand Rivers Editions Paul Beuscher, 1938 |
La belle marinière (1940) |
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Valse du Bataillon de Choc (J'ai juré de t'aimer toujours) Paroles de Redon et Michel Vaucaire 1939 Etoiles de la Chanson Emile Prud'Homme |
Padam... Padam... Paroles de Henri Contet Éditions Musicales Bourgès R. (©1951) Edith Piaf L'intégrale (20 CDs) "Accordéon" EMI 592205-2 |
Sophie extrait du film «Neuf garçons... un coeur» Paroles d'Edith Piaf Éditions Salabert (©1944) Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson Chansophone 70325 |
Neuf garçons, un coeur
(1947) Réalisation et scénario de Georges Freedland Dialogues de Georges Freedland et Norbert Carbonnaux Musique de Georges Legrand, Norbert Glanzberg, Charles Trenet, Jean Villard, Louiguy, Mireille, Marguerite Monnot et Sauvigny Production : Vox Films Edith Piaf et les Compagnons de la chanson Les 3 cloches Sophie Un refrain courait dans la rue C’est pour ça La Vie en rose |
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"Chants du Silence" (1942-1944) Cycle de 11 mélodies pour Mezzo-soprano et piano |
Phases Contre Phases Jean-Marie Cottet (Piano), Fabrice Moretti (Saxophone Soprano) Atelier Musique de Ville-d'Avray Jean-Louis Petit Celui qui dort et dort (Poèmes de Max Jacob) Régis Poulain (Basson) Josette Morata (Récitante) Alain Béghin (Xylophone) Francis Petit (Percussion) Esquisses (5) from a Hungarian Theme Jean-Marie Cottet (Piano) Divertissement 1600 Béatrice Delpierre, Pascale Haarscher, Jean-Noël Catrice, Marie-Aude Menou (Recorders) Trois Regards Jacques Vandeville (Hautbois) Divertissement for Clarinet and Piano no 6 Dominique Vidal (Clarinette), Jean-Marie Cottet (Piano) Parlando Patrice Bocquillon (Flûte) Rem 311266 |
A la Memoire De Bela Bartok Onze Convergences Liszt Ferenc Chamber Orchestra János Rolla Péter Gazda Hungaroton SLPX-12347 |
Sonatine for solo flûte Jean Pierre Rampal Deux structure mouvantes for cello solo Roy Christiansen Comme une Improvisation for alto sax Jacques Desloges Sept transparences for string quartet The Philarte Quartet Lumières et Ombres for 2 pianos Marie Christine et François Doublier Gasparo GS 214 (Stéréo LP) |
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Suite de Danses Op. 74 pour flûte et cordes (enr. 10/07/58) Divertimento n° 1 Op. 168 pour flûte, cordes et piano (enr. 18/09/59) Jean-Pierre Rampal, flûte Orchestre de chambre de la Sarre Karl Ristenpart Les années Ristenpart - Vol. 1 (1954-1966) AJPR : "Premiers Horizons" 070.124/125/126 (Coffret 3 CDS) |
Bela Bartok / Paul Arma Suite Paysanne Hongroise (trans. pour flûte et piano) Chants populaires tristes Ballade Vieilles danses Eroica JDT 3052 Hungaroton HCD 31655 Tudor |
Soliloque Lajos Lencsés (Hautbois) Saltus Hungaricus Bayer Records 100340 |
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| Der Schatz A Film Symphony in five acts (1923) 1.Act 1: Mäßig Bewegt 2.Act 2: Lebhaft Bewegt 3.Act 3: Moderato 4.Act 4: Molto Moderato 5.Act 5: Sehr Langsam (Misterioso) Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz Frank Strobel Rec. 28-30 Aug 2002 Ludwigshafen, Philharmonie CPO 999 925-2 |
Arnold Schoenberg Suite pour 7 instruments, opus 29 Contrepoint CO 10/13 (78-rpm) (Paris, France, 1947?) Gustave Plaquet, E-flat clarinet Marcel Jean, clarinet André Dupont, bass clarinet Henri Bronschwak, violin André Focheux, viola Jacques Neilz, violoncello Jeanne Manchon-Theis, piano Max Deutsch, conductor |
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| Sonate pour flûte et piano,
op. 12b Severino Gazzelloni Edward Steuermann Col Legno WWE 31893 (4 CDs) |
Sonate pour flûte et piano,
op. 12b Ensemble Aisthesis Divox CDX 290303 |
Two Settings, Op.71 for mixed
chorus a cappella, after poems by William Blake I. The Sick Rose II. Never Seek to Tell Thy Love Schola Heidelberg, vocal ensemble Ensemble Aisthesis Walter Nußbaum, conductor BIS CD 1090 |
La Résistance parmi les Musiciens
Le Front National de la Musique
Pendant l’Occupation, tout un groupe comprenant musiciens,
écrivains, cinéastes s’était formé autour de la notion de «Résistance» donnant
naissance à quelques œuvres majeures.
Les fondateurs du groupe "musique" se réunissent grâce à l'action de
musiciens membres du PCF .
Désormière, Barraine et Durey font paraître,
en septembre 1941, un manifeste dans une revue clandestine "L'Université libre",
refusant formellement le principe de collaboration. Ce texte a probablement été
rédigé par Delvincourt.
Ils font ensuite paraître à partir de avril 1942, une revue clandestine
"Musiciens d'aujourd'hui"
Parmi les Musiciens, on comptait Roger Désormière, Manuel Rosenthal, Charles
Munch, Paul Paray (chefs d'orchestre et compositeurs),
Elsa Barraine (pseudo: Catherine Bonnard ou Triolet), Louis Durey, Francis
Poulenc, Georges
Auric (3 membres du Groupe des Six; Tailleferre et Milhaud sont en exil,
Honegger a une attitude ambiguë et sera exclu du front),
Henri Dutilleux, Claude Delvincourt, Alexis
Roland-Manuel (compositeurs),
Irène Joachim (cantatrice) et quelques rares autres.
Ces actions "modérées" n'empêcheront pas l'exclusion des professeurs
et les élèves juifs du Conservatoire,
exécutée avec zèle par sa direction,
avant même que les forces
d'occupations allemandes n'en fasse expressément la demande.

Guy Hery / Guy Krivopissko / Aurélien Poidevin / Axel Porin
Quand l'Opéra entre en résistance
Les personnels de la réunion des Théâtres Lyriques Nationaux sous Vichy et
l'Occupation
L' Oeil D'or - Collection : Essais & Entretiens (2007)
ISBN-13: 978-2913661257
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Roger Desormière (13 septembre 1898, Vichy - 25 octobre 1963, Paris) |
Charles Munch (26 Septembre 1891, Strasbourg, Alsace occupée - 5 Novembre 1968, Richmond, Virginie, États-Unis) |
Paul Paray (24 mai 1886, Le Tréport - 10 octobre 1979, Monte-Carlo) Inscrit l'Apprenti Sorcier de Paul Dukas le 21 mai 1942 à Lyon, au lendemain de la visite du Berliner Phiharmoniker, dirigé par Clement Kraus. |
Manuel Rosenthal (18 juin 1904, Paris - 5 juin 2003, Paris) Fait prisonnier en juin 1940 au Stalag XIA (Altengrabow), il y compose une opérette sur un texte de Courteline. Libéré en mars 1941, il se réfugie en zone sud, puis rentre à Paris fin 1942 où il mène une existence clandestine Oeuvres |
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Georges Auric (15 février 1899, Lodève - 23 juillet 1983, Paris) Oeuvres de Guerre |
Elsa (Jacqueline) Barraine (13 février 1910, Paris - 20 mars 1999, Strasbourg) |
Claude Delvincourt (12 janvier 1888, Paris - 5 avril 1954, Italie) Dans un accident de voiture survenu sur une route d'Orbetello (province de Grosseto) |
Louis Durey (27 mai 1888, Paris - 3 juillet 1979, Saint-Tropez) |
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Henri Dutilleux (22 janvier 1916, Angers - *) Oeuvres de Guerre |
Francis Poulenc (7 janvier 1899, Paris - 30 janvier 1963, Paris) Oeuvres de Guerre |
Roland Alexis Manuel Lévy dit Roland-Manuel (22 mars 1891, Paris - 1er novembre 1966, Paris) |
Jean Wiener (19 mars 1896, Paris - 8 juin 1982, Paris) |
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Georges Auric
Quatre chants de la France malheureuse Six Poèmes de Paul Eluard (1940-1941) Trois Poèmes de Max Jacob (1945-1946) Mélodies (La Mélodie Française,
volume 11) |
Claude Delvincourt Danceries pour violon et piano (1934) Christian Ferras, violon |
Claude
Delvincourt Buffalmaco (extrait de "Boccacerie")
Françoise Gobet, Piano
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Claude Delvincourt Sonate pour violon et piano (1922) Quatuor posthume pour deux violons, alto et violoncelle (1954)
Forgotten Records 534 |
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Pater noster Bernard Levasseur (Baryton) |
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Francis Poulenc Le jour m’étonne et la nuit me fait peur (1943) Poème de Paul Eluard (Figure humaine) Elsa Barraine Joseph Kosma Jean Wiener Louis Durey Ensemble Vocal Français de Didier Bolay |
Francis Poulenc Cé (1943) Poème de Louis Aragon Henri Dutilleux (22 septembre 1945) Mélodies à découvrir, Mélodies de toujours |
Francis Poulenc (1899 - 1963) Figure humaine, cantate pour 12 voix (1943) Poèmes de Paul Eluard : FP 120 Un soir de neige, petite cantate de chambre pour 6 Voix ou Choeur (1944) New London Chamber Choir |
Francis Poulenc Les Animaux modèles (ballet intégral) La musique intègre l'air de "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" comme un acte de résistance Orchestre Philharmonique du Luxembourg |
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| Elsa Barraine (1910-1999) Raffi Ourgandjian, orgue Benoît Combreling, xylo marimba Jean-Luc Rimey-Meille, gong et tam-tam Marcal Classics MA101001 2010 Musique rituelle d'après le
Bardo Thödol |
Elsa Barraine (1910-1999) Musique Française au Féminin Ensemble Latitudes Triton TRI331136 2005 Ouvrage de Dame (1937) |
Jean Wiéner Musique de Chambre Bvhaast 1201 Jeroen de Groot (violin), Taco Kooistra (cello), Ilona Stokvis (mezzosopraan), Marcel Worms (piano) 14 Mars 2001 - Singer Museum, Laren Trois Danses
(1955, arr. Marcel Worms) |
Jean Wiéner Deuxième Sonatine |
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| Henri Dutilleux Sarabande et Cortège (1942) Sonatine pour flûte et piano (1943)
Pages de jeunesse - Youthful
pages |
Henri Dutilleux : Quatre
Mélodies (1942) Regards sur l'infini - Anna de Noailles Féerie au clair de lune - Raymond Genty Pour une amie perdue - Edmond Borsent Funérailles de Fantasio - André Bellessort Mélodies |
Louis Durey Mélodies Hyperion CDA67257 Francois LeRoux, baryton Graham Johnson, piano 2002 |
Louis Durey Musique de Chambre Mandala Ensemble Erwartung |
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| Manuel Rosenthal | |||
| Musique de Chambre Quatuor Danel Daniel Blumenthal (piano) Calliope 9894 |
Oeuvres pour piano Daniel Blumenthal, piano Etcetera KTC 1168 2001 |
Oeuvres pour orchestre Catherine Dubosc, soprano Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy Jérôme Kaltenbach Marco Polo 8.223768 1994 |
Gaite Parisienne / Offenbachiana Monte-Carlo Philharmonic Orchestra Manuel Rosenthal, Conductor Naxos 8.554005 1999 |

André Jolivet (Paris, 8 août 1905 - Paris, 20 décembre 1974) est mobilisé en 1939, à Fontainebleau, part au combat et reçoit une médaille.
En 1940, lors de la défaite, il réussit à échapper à la capture par les troupes allemandes et, au moment de l'armistice, à se cacher près de Limoges, avec les 29
survivants
des 85 soldats de son bataillon anti-char. Il y écrit des
poèmes inspirés par son expérience de la guerre :
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| La France résistante Les trois complaintes du soldat pour voix et orchestre Orchestre de la Société du Conservatoire Paris Pierre Bernac, Baryton Charles Münch (1943) Cascavelle 3060 |
Music Of Stillness Messe pour le jour de la Paix Thomas Keemss (Tambourin) Eva Lebherz-Valentin (Soprano) Peter Schumann (Orgue) Ensemble Nunc Michael Valentin Signum 6900 |

Marcel Mihalovici (Bucarest le 22 octobre 1898 - Paris le 12 août 1985)
Entre 1908 et 1918, il suit les cours de violon de Franz Fischer et Bernard
Bernseld - un élève d’Enescu -, d’harmonie de Dimitri Cuclin et de contrepoint
de Robert Cremer dans sa vile natale.
Grâce à Bernseld, le jeune musicien, précoce (il compose ses premières pièces à
l’âge de onze ans), est très tôt repéré et encouragé par Enescu. Il en deviendra
l’héritier spirituel, statut renforcé par les liens
étroits qui les unissent durant les dernières années de la vie du maître à
Paris. C’est dans la capitale française que le jeune musicien débarque en 1919,
suivant ainsi les conseils de son mentor. Jusqu’en 1925,
Marcel Mihalovici poursuit sa formation à la Schola Cantorum. Il profite alors
des enseignements de Vincent d’Indy (composition et direction d’orchestre), de
Léon Saint-Réquier (harmonie), d’Amédée Gastoué (violon) et de Nestor Lejeune
(violon). Dès 1921 il se fait remarquer en emportant le deuxième prix de
composition du Concours Enescu en Roumanie (pour sa Sonate pour piano et
violon n°1).
En 1928, avec quelques autres compositeurs étrangers installés en France – le
polonais Alexandre Tansman, le Tchèque Bohuslav Martinu, le Suisse
Conrad Beck, le Hongrois Tibor Harsanyi et le Russe Alexandre
Tcherepnine –, Mihalovici participe à un concert assez marquant pour que les
critiques les réunissent sous l’expression «École de Paris» ; par
assimilation avec l’École de Paris des peintres.
Bientôt d’autres musiciens les rejoignent : le Russe Igor Markevitch et
l’Autrichien Alexandre Spitzmüller.
Compositeur militant, Mihalovici devient un animateur de la vie musicale
parisienne. En 1932 il participe à la fondation du Triton, société de
musique contemporaine et vitrine musicale à la fois qui réunit les compositeurs
les plus en vue de l’époque : Milhaud, Ibert, Tomasi, Honegger et, bien sûr,
certains des membres de l’École de Paris. De même, il est cofondateur de la
société des compositeurs roumains.
En 1939-1940, Mihalovici lance l’AMC (Association de la Musique
Contemporaine).
En été 1940, alors que Paris est occupé, avec l'aide de Irène et Lizica Codreanu
et de leur fils François, Mihalovici et son épouse, la pianiste Monique Haas,
(Ils sont Juifs tous les deux) s'exilent à Cannes.
Il y écrit les Sonates Op. 45 (violon et piano) et Op. 47 (alto et piano), ainsi
que les Ricercari Op. 46 pour piano. En 1944 il travaille à la Symphonie Op. 48.
Pendant cet exil forcé Mihalovici connaît la peur permanente et l'attente est
insupportable. Après que la Gestapo ait fouillé plusieurs fois son appartement,
Mihalovici entre dans la clandestinité et, jusqu'à la fin de l'occupation, il a
vécu caché chez des amis à
Mont-Saint-Léger. A cette époque, il participe à l'organisation de résistance
Front national, qui publie des œuvres de compositeurs persécutés par les
nazis.
Après que la guerre, revenu à Paris, il « s’impose comme l’une des figures
marquantes du monde musical » (Alain Paris). Il continue à être souvent
sollicité et joué, notamment, par la Radio française.
L'une de ses ultimes compositions, peu avant sa mort, sera une commande du
violoniste Yehudi Menuhin. Il a aussi été l'ami, notamment, de Samuel Beckett,
de Vladimir Jankélévitch et de Pierre Jean Jouve.
Naturalité Français en 1955, il se partage alors et jusqu’à la fin de sa vie
entre la composition, la promotion de la musique et l’enseignement.
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| Complete Recordings Deutsche Grammophon 4776201 (2006) Monique Haas, piano Violin Sonata pour violon et piano No.2 Op.45 Max Rostal, Violin Enregistrement Hannover, Beethovensaal, 6-7 Octobre 1958 Ricercari pour piano Op.46 Recording: Hannover, Beethovensaal, 24 October 1951 |
Inédits Monique Haas Tahra 567 - Série solistes Toccata pour piano et orchestre Op.44 Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks Rudolf Albert, direction Enregistrement Live du 4 avril 1952 Mai 2005
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Brigitte Massin Les Joachim Une famille de musiciens Fayard (1999) ISBN: 2-213-60418-5 |
Irène Joachim (13 mars 1913, Paris - 20 avril 2001, Paris) Petite-fille du violoniste, chef d'orchestre et compositeur Joseph Joachim et du peintre de l'école de Barbizon Ferdinand Chaigneau |
Pelléas et Mélisande Enregistrement intégral en 20 Disques 78t Irène Joachim et Jacques Jansen Direction: Roger Desormière La Voix de son Maître DB5161-5180 Salle de l'ancien Conservatoire 24 avril au 26 mai 1941 |
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| Claude Debussy Pelléas et Mélisande Jacques Jansen (Pelléas); Irène Joachim (Melisande); Henri-Bertrand Etcheverry (Golaud); Germaine Cernay (Geneviève); Paul Cabanel (Arkel); Leila Ben Sedira (Yniold); Émile Rousseau (un berger); Armand Narçon (le médecin); Choeurs Yvonne Gouverne Orchestre Symphonique du Conservatoire Roger Desormière (Chef d'orchestre) Enregistrement 24 avril au 26 mai 1941 Salle du Conservatoire EMI 761038-2 / EMI 545780-2 Grammofono Andante 3990 |
Yves Nat Mélodies (5), pour voix et piano Irène Joachim, soprano Yves Nat, Piano Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire Charles Munch, direction Enregistré Studio Albert à Paris le 1er juin 1943 78t : AFAA AA 31 (Part. 1968/69) Enregistrements 3 juin 1943 Coffret du 50è anniversaire (15 CDs) EMI 347826 2 |
Marcel Delannoy Ginévra (Livret: Julien Lucharie) Pathé Marconi PDT 76-78 (matrices: CPTX 542-547) Irène Joachim (Ginévra) Martha Angelici (Catherine) Eliette Schenneberg (Nurse) Henry Etcheverry (Ambrogio) Paul Derenne (Chanteur) Camille Maurane (Doria) Orchestre de l'opéra comique Roger Désormière Enregistrement 9 Juin 1943 Paris, Studio Albert Marston |
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Edouard Kriff (Joseph
Edouard Krihiff) Chanteur d'opéra (ténor) français Alger le 3 août 1905 - Paris le 19 mars 1966 |
En septembre 1938 Jacques Rouché l’engage pour son premier
contrat à l’année au Théâtre National de l’Opéra de Paris. Il chante les rôles
de Samson du Samson et Dalila de Saint-Saëns, Radamès d’Aida de
Verdi puis Faust de la Damnation de Faust de Berlioz. En 1939, il se
marie et devient père d'un enfant.
La guerre est déclarée. Il est soldat à Laon.
Après l’armistice de juin 1940, il est contraint de passer en zone libre. Au
moment de l'exode, début juillet 1940, il quitte la capitale avec sa famille à
laquelle s'est jointe sa mère Fortunée, née Tubiana (veuve de guerre). Après
l'Armistice, il tente de revenir en zone nord (la France étant coupée en deux)
mais est refoulé par les Allemands en tant que juif à Chalon (s/Saône) le 2 août
1940. Il s’installe à Marseille où l’Opéra l’accueille. On le voit et on
l’entend à la Radio Nationale, la plupart du temps sous la direction de Paul
Bastide dans une trentaine de premiers rôles. Au soir du 21 janvier 1943, il interprète le rôle de Mario
: - "...Et je n'aimais jamais autant la vie !" et rentre chez lui, 33 rue du
Musée. Le lendemain, il est arrêté par la police collaborationniste française,
en même temps que sa mère, dénoncés en tant que juifs par des employés du
théâtre, du moins s'il faut en croire les dires de l'officier allemand qui
l'interroge à la prison des Baumettes. Fortunée Kriff sera enfermée à Compiègne puis à Drancy
avant d'être portée disparue à Majdanek le 27 mars 1943.
Lui prit la décision de s'évader. Il parviendra à sauter du train pendant la
nuit du 24 au 25 janvier, sera recueilli par un prêtre puis un médecin et amené
dans une famille de Firminy, les Durif pour y être soigné. Muni d'une fausse
carte d'identité, il regagnera Marseille, sera caché pendant deux mois par la
famille Josuan au Lycée musical du 10 boulevard Salvator puis la famille Mansio
à Bouc-Bel-Air avant de pouvoir être évacué dans l'Ardèche où, avec sa femme et
son fils, il attendra grâce à des maquisards ardéchois la libération de Paris.
En 1944, il reprend ses activités à l’Opéra-comique.
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Récital d’Airs d’opéras et chansons napolitaines Malibran Musique MR620 |
Louise de G. Charpentier Malibran Musique MR737 Boué, Kriff, Musy, Michel, Gilly, Cluytens & Wolff (Genève et Opéra-Comique) |
Pendant l'occupation allemande de la France, Jacques Chailley était
le Secrétaire Général du Conservatoire National de Musique de Paris. Le 3
octobre 1940, le directeur du Conservatoire, Henri Rabaud (qui sera remplacé par
Claude Delvincourt le 15 avril 1941), charge Jacques Chailley de prendre contact
avec les autorités nazies, avant que les
premières lois les concernant ne soient promulguées le 18 mars, et alors que le
Conservatoire dépend des autorités françaises, pour savoir que faire des
professeurs et des élèves juifs.
Du 4 au 10 octobre, Jacques
Chailley se charge pratiquement seul, de ficher les élèves, en indiquant « juif,
3/4 juif, 1/2 juif ou 1/4 juif », devant le nom de chaque élève. Deux ans plus
tard, le 21 septembre
1942, suite à une demande du ministre Abel Bonnard, cette liste permet d'exclure
rapidement tous les élèves juifs de l'établissement malgré les réticences de
Delvincourt. Il ne restait plus que trois professeurs juifs - André Bloch,
Maurice Franck, et Lazare Lévy (1882-1964) - sur les 75 enseignants, et
vingt étudiants juifs sur 580 élèves dont quinze étaient considérés
"partiellement Juifs" selon les critères des lois anti-juives de Vichy.
Le directeur de l'institution, Claude Delvincourt (1888-1954), rejoignit les
mouvements de résistance en septembre 1942.
Jules Boucherit (1877-1962), un des professeurs de violon les plus respectés du
Conservatoire, fut révolté par le sort
qui était réservé à ses étudiants juifs. Le second statut des juifs ainsi que
les déportations, le scandalisèrent à tel point qu'il décida de cacher cinq de
ses élèves pourchassés.
"Sous le prétexte d'une santé précaire, et avec l'assentiment du directeur
administratif, [Jules Boucherit] transféra ses cours à la villa de
Bourron-Marlotte 'La Chansonnière', près de Fontainebleau. Cette maison lui
avait été laissée par la pianiste Magda Tagliaferro,
contrainte de fuir vers l'Amérique du Sud". Les cinq élèves cachés
à Bourron-Marlotte étaient Devy Erlih, futur professeur à l'École Normale de Musique;
Ivry Gitlis; Charles Cyroulnik; Denise Soriano
(1916-2003) - En dépit des difficultés, Denise Soriano réussit à les
rejoindre; elle avait été dénoncée comme Juive.- et Michel Schwalbe, qui devient plus tard premier violon de
l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan.
Aucun
d'entre eux ne fut arrêté. Boucherit non plus.
En février 1993, Jules Boucherit fut nommé de façon posthume, "Juste parmi
les Nations" lors d'une cérémonie organisée à Jérusalem par l'institut "Yad
VaShem" chargé de maintenir la mémoire de la Shoah. Cette distinction, est
réservée aux non-juifs ayant sauvés des juifs pendant la 2ème guerre mondiale.
En décembre 1994, son épouse, Denise Soriano (il s'étaient mariés en 1956) alla
recevoir cet honneur en son nom.
Voir l'article de Jean Gribenski : L’exclusion des juifs du Conservatoire (1940-1942)
dans la revue "Musicologie"
et dans "La Lettre du Musicien - LM 401
Article 826 et LM 403
Article 907"
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André Bloch 14 janvier 1873, Wissembourg (Bas-Rhin) - 7 août 1960, Paris |
Maurice Franck 1897, Paris - 21 Mars 1983, Paris |
Lazare Lévy 18 janvier 1882, Bruxelles - 20 septembre 1964, Paris |
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Denneriana Recital Favorites for Clarinet and Piano James Jones (Clarinet) Karen Schlabaugh (Piano) Centaur 2738 |
Trio pour hautbois, clarinette et basson Trio d'Anches de Monte Carlo Jean-Paul Barrellon, hautbois Daniel Favre, clarinette Jacques Petit, basson REM 311240 XCD |
« L'Ecole Lazare-Lévy » (Clara Haskil, Solomon et Monique Haas) Tahra 556-558 |
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Les Secrets du violon Souvenirs de Jules Boucherit (1877-1962) Marc Soriano (Sous la direction de) Les Cendres (1993) Collection Itineraire Musical ISBN : 978-2-86742-045-0 |
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Jules Boucherit à sa villa "La Chansonnière" de Bourron-Marlotte en 1942.
Denise Soriano avec son professeur (et futur époux), Jules Boucherit, ainsi que les violonistes Devy Erlih (gauche) et Serge Blanc,
juif d'Europe centrale (droite)
Source : Coll. Serge Blanc; Crédit : (DR)
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| Jules Boucherit et ses
disciples Green Door GD-2039 (Japan) |
The Great Violinists, Vol. 23 Symposium 1349 |
Les élèves protégés par Jules Boucherit
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Serge Blanc Juif d'origine Roumaine Il a a la chance de porter un nom typiquement français et entre au conservatoire en 1942. |
Charles Cyroulnik 1er mars 1923, Paris Son frère, Émile, est arrêté puis déporté et assassiné à Auschwitz-Birkenau le13 février 1942 |
Devy Erlih 1928, Paris |
Ivry Gitlis 22 août 1922, Haïfa, Palestine sous mandat anglais. Pendant la guerre, il quitte la France et se réfugie à Londres où il joue pour l’armée britannique tout en se portant volontaire pour travailler dans une usine de munitions. |
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Denise Soriano 15 janvier 1916, Le Caire, Égypte (Père grec naturalisé français) 5 mars 2006, Paris Sous l'occupation, elle doit interrompre sa carrière et se cacher ayant été dénoncée en 1942 comme étant de religion juive. |
Michel Schwalbé 1919, Radom, Pologne Élève de Moritz Frenkel, il est diplômé de l’Académie de Musique de Varsovie (1931) Pendant la guerre, il est soliste dans l’Ensemble Symphonique de Lyon (1942–44), puis violon solo de l’Orchestre de la Suisse Romande à Genève de 1944 à 1946. |
Odette Gartenlaub
13 mars 1922, Paris -
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| Odette Gartenlaub |
25 septembre 1942 Lettre d'exclusion du Conservatoire Signée Claude Delvincourt |
Odette Gartenlaub, l'aînée de 4 enfants, est née à Paris le 13 mars 1922,
d'un père bijoutier (Jacques) né en Bucovine (alternativement autrichienne,
roumaine et ukrainienne) et d'un mère (Pauline) anglaise. Ils se marient en 1921
à Paris et sont naturalisés français en 1927.
Elle commence l'apprentissage de la musique dès l’âge de 7 ans. Deux ans plus
tard elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle
obtient la même année une première médaille de solfège.
Lauréate à 15 ans du premier Concours International Gabriel Fauré, elle perfectionne ensuite sa technique pianistique auprès de Lazare Lévy et Yves Nat, poursuit ses études d’écriture avec
Olivier Messiaen et Noël Gallon et étudie la composition avec Henri Busser et Darius Milhaud, et l’histoire de la musique auprès de Maurice Emmanuel et Louis Laloy.
Après l'invasion de la France, Jacques Gartenlaub est obligé de signaler son entreprise comme juive,
et sa bijouterie est
aryanisée. L'appartement dans lequel ils habitaient est confisqué par les
autorités françaises en 1941.
Ils confient des bijoux et des objets précieux qu'ils ont réussi à emporter à Georgette Cheverry
- le professeur de musique d'Odette - qui vit seule à Paris avec son petit
garçon, tandis que son mari, médecin a été fait prisonnier par les Allemands.
Odette ne peut plus s'inscrire au
Conservatoire interdit aux Juifs à partir de juin 1942, tout comme l'accès
aux jardins publics, aux théâtres, aux cinémas... et n'ont accès aux
magasins d'alimentation qu'une heure par jour. Elle entre à l'UGIF (Union
générale des Israélites de France) en tant qu'assistante sociale.
Les 16 et 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans
son agglomération, visant les familles juives étrangères, 13 000 personnes
sont arrêtées dont 4000 enfants.
De nombreux de leurs amis et connaissances sont arrêtés et déportés. Les
Gartenlaub ne sont pas raflés.
Le 18 juillet 1943, Odette entend qu'une nouvelle rafle va avoir lieu dans
la nuit et en attendant de trouver une meilleure solution, elle emmène ses
petites sœurs chez Georgette Cheverry. Son frère, Georges a réussi à
passer en zone sud et est entré dans la résistance. Georgette retire l'étoile
jaune de leurs vêtements, les brûle et cache les fillettes à la campagne où
elles resteront jusqu'en 1945 pour finir leur année scolaire avant de retrouver
toute leur famille saine et sauve. A Paris, elle reste en contact avec Jacques
et Pauline Gartenlaub et leur fille
Odette.
Malgré l'interruption de ses études de musique jusqu'en 1945, Odette obtient un
Premier Grand Prix de Rome en 1948 avec la mise en musique d’un poème d’une
centaine de vers de Charles Clerc à la gloire de
Sainte-Geneviève. Après trois années passées à la Villa Médicis, alors dirigée par Jacques Ibert, qui lui laisseront "une émotion inoubliable", elle rentre à Paris et poursuit
une carrière de pianiste et de compositeur.
En 1987, Georgette Cheverry a été nommée "Juste parmi les Nations"
par le comité de "Yad VaShem"
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| Works for Horn and Piano by
female Composers Odette Gartenlaub : Pour le Cor Lin Foulk, cor Martha Fischer, piano Four Elements |
Johannes Brahms Deux Sonates pour Clarinette et Piano Odette Gartenlaub, Piano Guy Deplus, Clarinette Le Club Français du Disque 374 |
Occupation, Résistance & Libération

Isabelle Rivé-Doré
Somogy
ISBN : 2-85056-720-5
Janvier 2004
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| Bernard Lonjon Nuit et Chansons Les chanteurs français face aux années noires Éditions du: Moment (31/03/2011) ISBN : 978-2-35417-094-3 253 pages |
Chantons sous l'Occupation DVD Réalisation : Andre Halimi Production : Argos Films, France / Films Armorial, France / INA, France Chef monteur, Henri Colpi Distribution, Artédis, France Livre |
Les Chansons de la
Libération DVD L.C.J. Éditions et Productions 2006 |
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| Complainte du Partisan Paroles de Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit "Bernard" Musique de Anna Marly |
Anna Marly (Betoulinsky) 30 octobre 1917, Saint-Pétersbourg 15 février 2006, Alaska |
Le Chant de la Libération
ou "Chant des Partisans" Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel Musique de Anna Marly |
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Chantons sous l'Occupation Pickwick PFK 540302 |
Verboten! - Les voix de la
liberté La 2ème Guerre Mondiale à travers des oeuvres interdites de diffusion sous l'occupation Blanche-Net BL-HF-044 |
Anthologie Chanson Française
Enregistrée Les années 1940-1950 Universal Music France Epm 989722 (10 CDs) |
La vie quotidienne en
chansons sous la drôle de guerre et l'occupation 1939-1944 Forlane 619109 |
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La Résistance en chantant.
1939-1945 + CD audio Sylvain Chimello, Serge Domini Editions Autrement ISBN : 2-74670-563-X 2004 |
Anna Marly Troubadour de la Résistance Livre-album + CD Tallandier / Historia ISBN : 2-23502-279-0 |
Les chants de la Résistance
et de la Libération Anna Marly Textes dits par Claude Dauphin Dpi 320e847 AERI 2-2003-2 |
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Chants de la Résistance et de la Déportation Le Chant des Partisans Français Chorale Populaire de Paris Gilbert Martin Le Chant des Marais Chorale de la Fédération Musicale de Paris Ilya Holodenko FNDIRP 45-2022 (45t) |
La Résistance, ses chants et ses poètes Adès 203682 (2 LPs / 2 CDs) |
Chants, Poèmes et Discours du Temps de la Résistance LCD (2 LPs) Chant Du Monde LDX274734 |
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| La Grande Épopée de la Libération Marianne Mélodie 252 (3 CDs) |
Jours Heureux de la Libération Marianne Mélodie 260 (4 CDs) |
Les Chansons de la Libération Solidor |
100 Refrains pour la
Libération EMI 07243 571951 2 6 (4 CDs) |
Le Jazz, le Swing et les Zazous

La propagande de Vichy et la
presse de la collaboration les prennent pour cible. Habillés de chic et de
choc, tout de large vêtus, portant parapluie (fermé) et coiffure
excentrique,
les Zazous
jettent un vent de liberté et de fronde adolescente sur la France de
l'Occupation et de la Révolution nationale.
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| Le Hot Club de France
organise à Paris, plusieurs concerts de jazz à la Salle Pleyel En 1941, grand Festival Swing avec toutes les vedettes du jazz français : Douze orchestres, quatre-vingt musiciens dont : Alix Combelle, Django Reinhardt, Gus Viseur, Michel Warlop, Pierre Allier, Guy Paquinet, Hubert Rostaing, Christian Wagner, Noël Chiboust, André Ekyan, Alex Renard, Aimé Barelli, Sarane Ferret. En 1943, à l’École Normale de Musique avec deux saxophonistes guadeloupéens Mavounzy et Siobud |
Concert de jazz du Hot Club Colonial à Rennes le 11 janvier 1944 avec un grand orchestre dirigé par Félix Valvert, en solidarité avec les prisonniers de guerre du FrontStalag 221W (Rennes, Ille-et-Vilaine). |
Gérard Regnier Jazz et Société Sous l'Occupation Éditions L'Harmattan - Musiques et Champ Social Préface de Pascal Ory (Novembre 2009) ISBN : 2296101348 / 978-2-296-10134-0 |
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Jazz in Paris Jazz Sous L'occupation Emarcy Records Universal - 0440 018431 2 9 |
Les Zazous font de la résistance 1939-1945, Le Swing sous l’Occupation RDM Edition 277872 (4 CDs) |
Les Zazous Swing Obsession 1938-1946 Frémeaux & Associés FA5116 (2 CDs) |
Les Zazous Estelle Meyrand et Rodolphe BD Jazz / Nocturne (BD + 2 CDs) ISBN : 978-2-849-07167-0 |
Exil des Artistes de Music-Hall
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Renée Lebas 23 avril 1917 - 18 décembre 2009, Paris (Parents d'origine roumaine) Avec l'arrivée des troupes
allemandes à Paris, sa carrière est chamboulée est interrompue et elle se
rend en zone libre. (Elle rejoint Michel Emer et Paul Misraki). Elle se
réfugie à Lausanne et y chante "Exil" de François Reichenbach
et Philippe Gérard. ainsi que "14 juillet". Son père et sa soeur cadette sont emportés dans la rafle
du Vel' d'Hiv' en juillet 1942. Après la Seconde Guerre mondiale, Renée
Lebas abordera dans diverses chansons le thème de la Shoah, à commencer par "La Fontaine endormie" (1956), écrite en hommage à sa sœur, jamais
revenue d’Auschwitz. Diverses chansons sont inspirées du folklore juif
ashkénaze, comme "Tire, tire l'aiguille" et "Mammy".
Elle chantera aussi "Garde l'Espérance" sur la musique de la "Hatikva",
l’hymne de l'État d'Israël. (En 1981,
Radio J en avait fait son
générique d'ouverture d'antenne)
Alors qu'elle se trouve en
Amérique du Sud, elle est surprise par la déclaration de guerre, elle y
reste jusqu'au début 1940. Elle séjourne ensuite au Portugal. Marie Dubas
est interdite de scène et de radio suite au décret du gouvernement de Vichy
du 3 octobre 1940. Elle est condamnée à chanter à l'étranger, notamment au
Maroc. Elle arrive tout de même à passer en zone libre et à s'y produire.
Les rafles se multiplient après celle du Vel' d'Hiv' (juillet 1942), même en
zone libre. Marie Dubas se réfugie en Suisse et s'installe à Lausanne, où
elle retrouve Renée Lebas. Elle continue la scène (Moulin Rouge de Genève,
Théâtre Municipal de Lausanne...) et chante beaucoup à la radio. Début 1944,
elle crée à Radio-Genève, "Ce soir je pense à mon pays", une chanson
autobiographique, composée par Philippe Gérard sur un texte de François
Reichenbach. C’est après dix ans de
gloire en France que
Ray Ventura (qui était juif) et ses Collégiens se replient en zone
libre (1940-41) puis doivent quitter la France pour fuir les lois
antisémites de Vichy. C’est ainsi que Coco Aslan, Loulou Gasté, Paul
Misraki, Guy Paquinet, Micheline Day, rejoints par quelques nouveaux dont
André Ekyan, Hubert Giraud, Alain Romans, et Henri Salvador, réussissent à
sortir de France et à prendre le bateau en Espagne en novembre 1941 pour
Buenos-Aires et Rio de Janeiro. Ils y resteront entre 1942 et 1944. Parmi ses succès on peut noter : |
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Renée Lebas Où es tu mon amour ? Vol.1 ILD-MCF 875186 1999 |
Marie Dubas Intégrale (1927-1945) Frémeaux & Associés FA053 |
Ray Ventura et ses Collégiens L'Aventure Sud-Américaine (1942-1944) Frémeaux & Associés FA5005 |
Paul Misraki chante ses succès Le livre d'or de la chanson française (2 x 45T) Ducretet Thomson 460V223/224 Tout va très bien Monsieur Misraki |
D'autres artistes juifs du Music-hall seront contraints à
la clandestinité et l'exil, comme Georges Tabet (né en Algérie), Jacques Canetti
(origine bulgare), Michel Emer (origine russe),
Lyne Clevers (origine bulgare), etc...
Des artistes dont les idées politiques sont contraires au régime de Vichy suivront le même chemin :
Germaine Montero, Henri Salvador, Jean Sablon, etc...
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Georges Tabet
(Georges Zacharie Tabet) 23 janvier 1905, Alger - 28 février 1984, Paris |
Nissim Jacques
Canetti 30 mai 1909, Roustchouk, Bulgarie 7 juin 1997, Suresnes Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la promulgation des lois anti-juives, l'actrice Françoise Rosay l'aide à rejoindre la Zone libre. Il organise avec elle des tournées dans le sud de la France et en Afrique du Nord, ce qui le conduit à diriger des théâtres ou à diriger des radios. Il fonde notamment avec Pierre-Jean Vaillard en 1943 le théâtre des Trois-Baudets à Alger (rue Mogador). |
Michel Emer 19 juin 1906, Saint-Pétersbourg 23 novembre 1984, Neuilly-sur-Seine Auteur incontournable des années 30, 40 et 50, parolier et compositeur attitré de Piaf pour qui il écrit, entre autres, "L'accordéoniste", "Bal dans ma rue" ou "A quoi ça sert l'amour". Pendant l'occupation allemande, il suit le même chemin que Renée Lebas ("De l'autre côté de la rue", "L'accordéoniste", "Am Stram Gram"). D'abord réfugié à Nice, en zone non occupée, (En 1941, il accompagne Renée Lebas sur scène à Cannes). Il s'exile ensuite en Suisse. |
Lyne Clevers (Céline Marie Rhalewsky ou Rhalavsky, de parents Juifs immigrés de Bulgarie) 22 octobre 1909, Paris 28 novembre 1991, Poissy (Yvelines) En 1938, elle se retire quelque peu de la scène et disparaît en 1940, à cause de ses origines, pour ne reparaître qu'à la Libération, à la radio d'abord, puis plus discrètement dans divers cabarets pour donner une ultime représentation à l'Olympia en 1954. - Elle a alors 45 ans. |
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Les Chansons de ma jeunesse Michel Emer Marianne Mélodie 415204 |

Marianne Oswald
Sarah Alice Bloch, est une chanteuse et actrice française fille d'un couple de juifs polonais exilés.
Elle tire son pseudonyme du personnage des
Revenants, drame d'Ibsen et choisit son prénom en hommage à la République
Française.
Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines en Moselle (alors Saargemünd, ville allemande dans l'ancien Reichsland d'Alsace-Lorraine à la frontière avec l'Allemagne).
Elle décède le 25 février 1985 à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.
Son autobiographie est intitulée en français, Je n'ai pas appris à vivre...
Éditions Domat (1948)
Éditions Pierron - Collection patrimoine/littérature (1999)
ISBN : 2-70850-196-8
Préface de Jacques Prévert
À seize ans, orpheline, elle est mise en pension à Munich. Elle est opérée
d'un goitre thyroïdien mais "après s'être fait
trancher la gorge" et avoir recouvré la parole après avoir assisté à un
spectacle d'Ibsen, décidée à devenir chanteuse, elle monte sur les
planches à Berlin dans les années 1920.
En 1931, du fait de la montée du parti nazi, elle s'exile à Paris, où elle introduit dans la
chanson française des techniques propres à l'expressionnisme allemand. (elle popularise les œuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill, ainsi que
Anna la bonne et La Dame de Monte Carlo de Cocteau, et elle innove
en interprétant des textes de Prévert sur les musiques de Kosma).
Elle finit quand même par percer grâce à, outre Jean Cocteau, Jean
Tranchant, Jacques Prévert et Henri-Georges Clouzot qui, charmés par son
parlé-chanté et sa voix qui semble sortir d'outre-tombe, lui confient de
très beaux textes qu'elle dit, plutôt qu'elle ne les chante, accompagnée des
orchestres de Wal Berg ou de Pierre Chagnon ou tout simplement au piano.
Jusqu'en 1939, on peut l'entendre au Bœuf sur le Toit, à
l'Alcazar, à Bobino, à l'Européen, aux Deux Ânes,
rarement en vedette mais partout ou elle chante elle ne passe pas inaperçue.
En 1939, elle s'exile aux États-Unis (elle est connue à New York sous le
nom de "Marianne Lorraine"), où elle restera sept ans se produisant à
la radio et dans différents cabarets où, ayant lu ses souvenirs, publiés en
anglais sous le titre de "One Small Voice" (Whittlesey
House, 1945), Albert Camus la redécouvre et
la ramène à Paris où elle fait l'objet d'une série d'émissions à la radio,
présentées par Cocteau, Camus, Seghers, Ribemont-Dessaignes et Gaston Bonheur,
sous le titre de Le retour de Marianne Oswald où elle chante et récite
des textes d'Apollinaire, d'Eluard, de Prévert et de Jean Nohain mais son style
commence à être dépassé.
Elle s'essaie au cinéma : Les amants de Vérone, Le guérisseur, Notre-Dame
de Paris (version Jean Delannoy - 1956), Les Amants de Montparnasse...
puis se tourne vers la télévision où elle produit des émissions pour enfants,
intervenant à l'occasion à la radio.
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L'Art de Marianne Oswald - 1932-1937 Marianne Oswald EPM 3982272 |
Marianne Oswald chante Cocteau Philips 432.181 NE (45 t) Un texte d'Albert Camus au dos de la pochette (1957) Le dernier poème de Robert Desnos |



Sophie Rose Fridmann
dite Agnès Capri
15 avril 1907, L'Arbresle (Rhône) - 15 novembre 1976, Paris (7ème)
Actrice, chanteuse, directrice de théâtre, productrice de radio et écrivain.
Music-hall, Poésie
Seghers, 1957
(Recueil de 26 textes, poèmes et chansons d'Agnès Capri.)
Sept épées de mélancolie
Julliard, 1975
(Première partie des mémoires d'Agnès Capri, qui s'arrêtent un peu avant 1938)
Agnès Capri est issue d’une famille juive d'origine polonaise et
lithuanienne (Registre
de l'état civil de L'Arbresle : Naissance le 15 avril 1907 de Sophie Rose
Fridmann, fille de Hermann David (né Hermanovitch Fridmann),
33 ans, industriel demeurant rue de la Brévenne et de Dinak Katz, 22 ans)
qui a fui la Révolution russe. Adolescente, elle prend d’abord des cours d’art
dramatique chez Charles Dullin et Louis Jouvet, et s’initie au chant dès l’âge
de seize ans à la célèbre Schola Cantorum.
Imprégnée d’idées révolutionnaires, elle devient membre de l’Association des
Artistes et Écrivains Révolutionnaires (AAER) et fréquente à cette occasion Paul
Nizan, Louis Aragon,Jacques Prévert et Max Ernst. Elle se constitue alors un
répertoire en puisant dans les textes d'auteurs considérés alors comme des
poètes et écrivains sulfureux ou d'avant garde : Jacques Prévert, qu'elle a
rencontré au groupe Octobre, Raymond Queneau, Robert Desnos, Paul Eluard, Henri
Michaux, Guillaume Apollinaire ou Léon-Paul Fargue. Elle ajoute à son répertoire
des textes d'Erik Satie puis de Jean Cocteau.
Dans la foulée, Agnès Capri est programmée à l’A.B.C. (où elle fait scandale le
jour de Pâques pour avoir récité le poème de Jacques Prévert Pater Noster
(Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y !). Elle est soutenue à cette époque
par Charles Trenet qui dans les salles où elle se produit, réclame les textes
que la direction veut lui supprimer (Adrien de Jacques Prévert, entre autres)!
Elle se produit également sur la scène de l’Opéra bouffe, avant d’ouvrir, en
1938, son propre lieu, Le Petit Théâtre de nuit (en hommage à Mozart),
rue Molière à Paris, qui devient vite le Théâtre Chez Agnès Capri pour
ses habitués. C'est dans cet endroit révolutionnaire qu'elle retrouve plusieurs
artistes surréalistes et amis du Groupe Octobre comme Jacques Prévert, Michel
Vaucaire et Joseph Kosma.
C'est à cette époque qu'elle enregistre ses premiers disques au Chant du Monde
et chez Columbia.
L’arrivée de la guerre et les lois antijuives la contraignent à fermer Le
Petit Théâtre de nuit et faute de pouvoir chanter en zone libre, elle quitte
Paris pour se réfugier en Algérie où elle présente des spectacles de
chansonniers et anime les spectacles de l’Opéra d’Alger (un théâtre) avec l’aide
de Jacques Canetti.
Elle revient à Paris en 1944, et prend en 1945 la direction du Théâtre de la
Gaîté-Montparnasse auquel elle donne le nom de Théâtre Agnès Capri. Elle
y reste jusqu'en 1949, date à laquelle elle réinstalle son cabaret (Chez
Agnès Capri, rue Molière) où se produiront entre autres Germaine Montero
dans son répertoire espagnol, Jean Sablon, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire,
Mouloudji, Serge Reggiani, Juliette Greco, Marc Ogeret, Pierre Louki, qui y
chante, entre autres, La Môme aux Boutons, Georges Moustaki et les Frères
Jacques qui y remportent leurs premiers succès. Agnès Capri, est aussi auteur de
nombreuses chansons (« La Grande Opéra », « Laisse parler Jacob », « Il m'a
toujours dit à demain ») et peut véritablement être considérée comme l’une
des pionnières de la chanson au féminin.
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Agnès Capri Succès et Raretés Marianne Mélodie 4811.246 2012 |
Résistance Intérieure en
Allemagne et en Autriche
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| L'affiche annonce le concert de
Heidelberg au soir du 3 Mai 1943. Kreiten ne donnera jamais ce concert ayant été arrêté quelques heures plus tôt. |
Karlrobert Kreiten 26 juin 1916, Godesberg près de Bonn 7 septembre 1943, Prison de Berlin-Plötzensee Pianiste |
Affiche du concert du 16 mars 1942 à Berlin |
Élève de Claudio Arrau, il donne son dernier concert à Berlin le 23 mars 1943. Ayant
fait des confidences sur ses idées anti-nazies à Ellen Ott-Monecke, celle-ci le
dénonce à la Gestapo.
Il est arrêté en mai
1943 et après un simulacre de procès, il est condamné à mort le 3
septembre 1943 par un tribunal berlinois présidé par Roland Freisler.
Il est
exécuté le soir du 7 septembre 1943 à Berlin-Plötzensee (avec 185
autres prisonniers).
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| LP
Thorofon ARTH-259 Karlrobert Kreiten, Piano 1984 |
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Michael H. Kater Different Drummers Jazz in the Culture of Nazi Germany New York: Oxford University Press (1992) ISBN : 978-0-195-16553-1 / 0-195-16553-5 |
Mike Zwerin Swing Under the Nazis Jazz As a Metaphor for Freedom Cooper Square Publishers Inc.,U.S. ISBN : 0-815-41075-1 / 978-0-815-41075-1 |
Mike Zwerin Jazz Under the Nazis La Tristesse De Saint Louis William Morrow & Co (Janvier 1987) ISBN : 0-792-44172-9 / 978-0-792-44172-4 |
Swing Kids Film de Thomas Carter (1992) Original Motion Picture Soundtrack Hollywood Records 161357 James Horner |
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| Swing Tanzen Verboten Unerwünschte Musik 1929 - 1945 Vol. 1 et Vol. 2 (2 x 4 CDs) Documents |
Swingdansen Verboden HKX4860 |
Swing Tanzen
Verboten! Swing Music & Nazi Propaganda Swing During World War II Proper Records PROPERBOX56 (4 CDs) 2003 |
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Partisans Anti-Fascistes Italiens
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| Partigiani! Zuf de Zur Moni Ovadia, Giovanna Marini, Vlado Kreslin, Ivan della Mea Due cori sloveni della zona di Gorizia. Finisterre 2004 |
Pietà l'é morta - Fischia il vento Ala Bianca (2 CDs) |
Where Are You,
My Brothers? Dmitri Hvorostovsky, Baryton Style of Five Constantine Orbelian, Conducteur Delos Records 3315 |
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| Canti della Resistenza Paolo 'Saetta' Castagnino De Ferrari DeVega DD1054 |
Fischia il vento Canti della Resistenza Gruppo Folk Italiano Paolo 'Saetta' Castagnino Piero Buttarelli LP Vedette Way Out VDS 247 |
Matvey Isaakovich Blanter Katyusha In a Frontline Forest (V lesu prifrontovom) The Small Light (Ogonek) My Love (Moja ljubimaja) Smolny Cathedral Choir St. Petersburg State Academic Symphony Orchestra Alexander Titov Northern Flowers PMA99101 2010 |
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